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La reconstitution d’un bouclier germanique

au Ier siècle et IIème siècle de notre ère.

 

Par Cédric Chadburn

Vice-président du groupe de reconstitution Limitis.

 

 

Le problème des sources.


La reconstitution d’un bouclier germanique n’est pas chose aisée. Elle implique, dans un premier temps, de rassembler les sources disponibles (archéologiques, iconographiques ou littéraires). Le problème est que les sources littéraires romaines de l’époque impériale sont très limitées puisqu’elles concernent principalement les ouvrages de l’historien Tacite. Les principales sources sont donc iconographiques et archéologiques. Les monnaies et les stèles funéraires représentent souvent des boucliers germaniques tandis que les tombes découvertes dans les territoires occupés par les peuples germains ont livré de nombreux éléments de pièces métalliques. Les sources archéologiques doivent être maniées avec précaution car les pratiques funéraires sont loin d’être identiques selon le territoire, le peuple où la période étudiés. Il est donc indispensable de croiser ces différentes sources afin d’avoir une idée plus ou moins précise de ce que pouvait être un bouclier germanique du Ier siècle.

La reconstitution d’un bouclier germanique.

Afin d'avoir une idée plus précise de ce que pouvait être un bouclier germanique du Ier siècle et du IIème siècle, nous avons opté pour une forme hexagonale. Cette forme se retrouve le plus souvent sur les monnaies romaines[1] et sur certaines stèles funéraires d’auxiliaires romains près du limes germanique[2] ce qui est aussi le cas du bouclier miniature découvert dans le cimetière de Nadkole datant de la fin du Ier et du début du IIe siècle (tombe 141B/7) en Pologne. Nous l’avons décoré de motifs en forme de croissant car ils sont très populaires dans la culture de Przeworsk[3] avec des montures métalliques rondes décoratives que l’on retrouve sur plusieurs boucliers miniatures de la culture de Przeworsk et de la culture de Wielbark[4]. Nous avons ensuite fixé un umbo de forme conique à pointe du type J7a/1 identique à celui découvert dans la tombe 43 du cimetière de Nadkole qui correspond à la phase B2a et/ou B2b[5]. Nous devons ensuite apporter quelques modifications concernant le système de fixation de l’umbo (la disposition et la taille des rivets[6]) ainsi que la poignée du bouclier[7].




[1]Claude: RIC 73, RIC 73, RIC I 74, RIC 74 corr. Domitien : RIC 66 b, RIC 164, RIC II 184, RIC 284 (C), RIC 127 (C), RIC II 66a. Commode : RIC M, RIC 1570, RIC605 var.
[2]Stèle de Reburrus (auxiliaire de l’Ala Frontoniana): Schillinger 162. Stèle d’Annauso (auxiliaire de l‘Ala II Flavia Gemina) : CIL XIII 7025. Stèle d’Imerix (auxiliaire de l’Ala Hispanorum) : AE 1971.
[3]Article 7/Limitis p 40 et 41. La tombe 4 du cimetière de Nadkole a livré une pointe de lance comportant des motifs en forme de croissant datant de la phase B2 (75-110). Ce qui est aussi le cas dans la tombe R à Espe sur le Fyn datant de la phase B1 (5/10-75).
[4]Article 7/Limitis p 9.
[5]Phase B2a : 75-110. Phase B2b : 110-160.
[6]L’umbo de la tombe 43 comporte quatre rivets fixés à ses extrémités avec des têtes plates circulaires.
[7]Une poignée du type J8/217 (phase B2a) que l’on trouve surtout dans le bassin de l’Elbe et dans le sud de la Scandinavie.



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